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Par la présence massive de lieux de culte disséminés dans tous les coins de la ville, le sacré et la spiritualité shintô et bouddhiste sont omniprésets à Kyôto. Temples bouddhistes et sanctuaires shintô invitant le passant à s’extraire un moment du tumulte de la ville et à se réfugier au cœur de ces havres de sérénité, pour prier, faire un vœu, contempler un jardin, prendre conscience du cycle des saisons.

Beaucoup plus concrètement, c’est grâce aux très nombreuses fêtes traditionnelles et rituels célébrés tout au long de l’année que les Japonais entretiennent une vie spirituelle, de manière plus ou moins consciente, mais qui indubitablement les connecte avec une dimension sacrée et leur rappelle régulièrement le caractère éphémère de la vie, le cycle de l’existence, la grandeur de la nature ou même l’importance de leurs ancêtres ou de leurs enfants.
 

Les fêtes et les rituels célébrés au fil des saisons dans la ville de Kyôto marquent le rythme de la vie des Japonais, petits et grands, et sont, pour la plupart, soit attachés au bouddhisme ou au shintō, ou alors liés à la vision du monde que ces deux religions ont contribué à former par leur présence au cours des siècles.
 
Pourtant, aucun Japonais ne vous dira que leurs fêtes sont religieuses. Pour eux, ce sont des traditions folkloriques et familiales qu’ils sont heureux de perpétuer et de transmettre à leurs descendants, sans suivre une quelconque doctrine religieuse particulière.
 
Pour citer Myriam Tholomet dans le livre Esthétiques du quotidien au Japon,

Le sacré s’est installé dans chaque moment de la vie des Japonais, et néanmoins personne ne se demande s’il est croyant ou non. Ce questionnement n’a pas de sens. Les rituels, qu’ils soient bouddhiques, confucéens, taoïstes, voire même chrétiens, font partie intégrante de chaque être, et représentent sa mémoire et ses souvenirs. 

La plupart des Japonais assistent donc, chaque année, à de nombreuses fêtes traditionnelles et rituels empreints de spiritualité et qui véhiculent les valeurs d’humilité, de respect, de révérence envers la nature, de résilience et de gratitude.

Des rituels qui encouragent l’appréciation des choses simples et l’acceptation du rythme et des cycles de la vie, et qui invitent à vivre de manière plus consciente et au présent.

Les rituels de début d’année comme Setsubun, au mois de février, la fête de kodomo no hi en mai, les festivités liées à la saison des cerisiers en fleurs, hanami, en avril, ou encore le rituel de passage de shichigosan, au mois de novembre…Autant de traditions perpétuées par la plupart des Japonais, croyants ou athées, qui contribuent grandement au développement de leur identité et de leur sentiment d’appartenance.

En réalité, selon Éric Faure, dans son livre Fêtes traditionnelles à Kyôto, pas un jour ne se passe à Kyôto sans qu’une fête ne soit célébrée !

Certes, la plupart des familles japonaises n’assistent ou ne participent qu’à une poignée d’entre elles (qui sont généralement les festivités du Jour de l’An, le hanami, Obon mais aussi hina matsuri, kodomo ho hi et shichigosan pour les familles, ou encore Gion matsuri, Aoi matsuri et Jidai matsuri ) mais cela suffit à alimenter leur spiritualité et leur connexion avec le sacré.
 
En tant que touriste à Kyôto, tu peux assister facilement à des rituels traditionnels en consultant le Visitor’s Guide en ligne, et, à défaut, tu pourras aller contempler la beauté d’un jardin japonais, assister à une cérémonie du thé, ou simplement te reposer dans des jolis cafés où le service et le sens du détail ne manqueront pas de faire écho à toutes les notions que nous avons abordées aujourd’hui. À Kyôto, la célébration du beau est un rituel quotidien !

Toutes les fêtes et rituels auxquels nous avons assisté durant nos différents voyages nous ont marqués. De par leur élégance, leur esthétique si soignée, mais aussi de par leur motivation, leur sens et les réflexions personnelles qu’ils ont fait naitre en nous.

Avant de les découvrir, et de les vivre ! , je ne m’étais pas vraiment interrogée sur le rôle des traditions et des rituels, mais j’en mesure l’importance aujourd’hui, et notamment depuis que je suis mère. 

Les rites et rituels, fondamentaux pour la nature humaine, aident à appréhender les grandes étapes de la vie – comme la naissance, le passage à l’âge adulte, le mariage et la mort – ils favorisent le partage, incitent à l’introspection, à l’humilité et à l’acceptation de notre condition humaine, et bien sûr créé des liens.

Et comme j’aime le faire souvent, je t’invite à la réflexion avec cette phrase que j’ai lue dans un article de Kyoto Journal et que j’ai beaucoup aimée :

Tradition is not the worship of ashes but the preservation of fire, Gustav Mahler

C’est-à-dire que  » La tradition ne consiste pas à vénérer des cendres mais plutôt à entretenir le feu. « 

L’important donc est d’aller à l’origine de la fête, en identifier l’esprit, et de se l’approprier au présent, ici et maintenant. Transmettre, oui mais avec conscience.

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