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La ville de Kyoto compte plus de 2000 temples et sanctuaires, dont plus d’une dizaine est classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

Si vous préparez votre voyage à Kyoto, vous connaissez peut-être déjà le nom de certains d’entre eux. La plupart des agences qui proposent des visites de Kyoto amènent toujours les voyageurs au même endroit : le temple d’or, Kinkaku-ji; le jardin sec du Ryoan-ji; le temple d’argent, Ginkaku-ji; le temple Kiomizu-dera; et éventuellement le sanctuaire de Fushimi-inari, un peu éloigné au Sud de la ville.

À noter : si le nom du temple se termine par le suffixe jinja, jingu, ou gu, il s’agit d’un sanctuaire shintô (à l’entrée des sanctuaires, vous trouverez des torii rouges. Ce sont des portes symboliques qui signifient le passage du monde des hommes au monde des Dieux, du profane au sacré).  Par contre, si le suffixe est ji, in ou dera, il s’agit d’un temple bouddhiste.

 

Nous vous proposons ici cinq autres temples que nous aimons beaucoup. Ils sortent un peu des sentiers battus, ont tous un charme particulier et vous pouvez les visiter tous en deux jours.

En commençant par le nord-est de la ville, au pied des montagnes de Higashiyama, près de la villa impériale de Shugakuin.

1. Le temple Manshu-in, au Nord-Est de Kyoto, près de la villa impériale de Shugakuin.

Nous aimons ce temple parce qu’il est situé en pleine forêt et que s’y rendre permet une belle balade en famille. Il possède un jardin sec de style karesansui, avec deux îlots grue et tortue, et un tsukiyama, « monde en miniature », en arrière-plan. Il est particulièrement beau en mai au moment des azalées, et aussi à l’automne. À l’intérieur, on peut apprécier de belles calligraphies.

À sa sortie, vous trouverez un petit restaurant sans prétention, et un bassin avec de grosses carpes koï qui accepteront allègrement tout ce que vous aurez à leur offrir et feront le bonheur de vos enfants.

2. Le temple Shisen-dô

Il se trouve dans le même coin que le manshu-in, vous pourrez donc visiter les deux temples le même jour !

Pour accéder à ce petit temple zen, il faut gravir un bel escalier en pierre. À l’intérieur se trouve un joli jardin de promenade de style chinois. Il est bordé de buissons d’azalées, dont les fleurs fuchsia abondent à la fin du printemps, taillés en boule de façon à suggérer une chaine de montagnes. En arrière-plan se trouve une forêt d’érables particulièrement belle en automne, lorsque les feuilles des arbres se parent de leurs habits flamboyants. En vous promenant, vous apercevrez (et vous entendrez) le célèbre shishi-odoshi (litt. effraie biche) ou sôzu du temple.

Vous pourrez également admirer la sérénité du lieu en vous installant sur un des tatamis de la magnifique salle ouverte qui domine le jardin, et rester là des heures à savourer votre bonheur.

Vous pourrez ensuite vous rendre dans le quartier de Gion, y passer l’après-midi et visiter le temple suivant. 

3. Le temple Kennin-ji

Construit en 1202 par le maitre zen Eisai, c’est le plus vieux temple zen de la ville. Situé au cœur du quartier de Gion, il comporte un magnifique ensemble de plusieurs bâtiments qui vous donnera l’occasion d’expérimenter le jardin zen de type karesansui et l’architecture traditionnelle (tatami, shôji, terrasses en bois, jardin intérieur). De plus, une magnifique fresque en noir et blanc d’un monumental dragon recouvre le plafond d’un des bâtiments et vous laissera sans voix.

Un vrai coup de cœur !

Un autre jour, vous irez à Arashiyama pour visiter deux de nos temples favoris.

4. Le temple Tenryu-ji

Classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO (et donc pas vraiment éloigné des sentiers battus, on vous l’accorde) le magnifique jardin de promenade construit autour d’un étang est à voir. Ce temple est idéalement situé au cœur d’Arashiyama, et nous vous le recommandons surtout pour la cuisine simple et raffinée que vous pourrez déguster au restaurant Shigetsu. C’est un restaurant spécialisé dans la cuisine bouddhiste monacale (shojin ryori) qui propose des menus végétariens un peu coûteux mais absolument délicieux ! Même si le cadre de dégustation est un peu décevant, c’est de loin le meilleur menu végétarien que nous ayons dégusté à Kyoto. Des plats frais, simples et savoureux qui ne manqueront pas de vous étonner (ne nous demandez pas ce qu’on a mangé, on n’en sait rien, ah !). À noter que nous y avions déjeuné avec notre fils de 6 ans qui a su rester en place et apprécier son repas autant que nous.

5. Le temple Giou-ji

Toujours à Arashiyama, ce temple nous a charmé pour son côté intimiste et surtout pour sa belle mousse qui recouvre intégralement le parterre du minuscule jardin planté d’érables. Très photogénique en toute saison, il faut marcher une bonne demi-heure pour l’atteindre, mais vous serez récompensé par une belle atmosphère. De plus, un joli bassin en pierre et bambou vient parfaire la sérénité de cet endroit (celui que nous avons mis à l’honneur dans une de nos cartes postales).

Si vous visitez de nombreux temples, la pratique de la collecte de sceaux et la tradition du gôshuin chô (litt. carnet à sceau rouge) pourraient vous séduire.

Il s’agit de se procurer un carnet accordéon (du style de ceux que nous proposons dans notre boutique en ligne, et disponible dans la plupart des temples). Puis de demander à un des moines ou des employés, de chacun des temples que vous visitez, de calligraphier au pinceau et à l’encre de Chine une des pages de votre carnet. Ça vous coûtera entre 300 et 500 yens selon les temples. Le moine y inscrira généralement le lieu et la date, et une phrase que vous ne pourrez pas déchiffrer et qui généralement sert de porte-bonheur au porteur du carnet. Il/elle finira par y apposer le sceau du temple à l’encre rouge. Dans certains temples, on pourrait vous demander de recopier un soûtra en japonais pour obtenir le sceau, comme la coutume l’exigeait à l’origine puisqu’elle s’adressait essentiellement à des pèlerins.

Votre carnet constituera alors un objet unique,  fruit de votre « pèlerinage » personnel à travers le Japon. Un souvenir original à ramener de voyage.

À lire : si vous vous intéressez aux jardins japonais, le livre Gardens in Kyoto, de Suiko Books (vous le trouverez sur place), pourrait vous intéresser (voir photos ci-dessous).

Glossaire :

  • Karesansui : jardin aménagé à l’aide de pierres, où l’absence d’eau est une caractéristique essentielle. Pour en savoir plus, lisez cet article.
  • Tsukiyama : reproduction miniature de la nature, avec ses collines, lacs et rivières.
  • Shishi-odoshi : cloche à eau de bambou qui consiste en un bambou à fond bouché en équilibre sur un axe maintenu entre deux pieds. Un conduit le remplit d’eau et une fois rempli, il bascule, se vide et retombe sur une pierre en faisant un bruit sec et tapageur. Le shishi–odoshi permettait d’éloigner biches et sangliers des jardins, et de protéger les cultures paysannes. Son claquement régulier, dont le son symbolise l’étroite relation entre l’Homme et la Nature, permet aussi de mieux apprécier le silence. Voir notre vidéo de celui de Shisen-do

Pour vous faciliter la vie, nous avons répertorié toutes ces adresses sur une carte Google. Nous l’actualisons au fil de nos voyages, en incluant les visites (musées, temples), et les restaurants/cafés qui nous plaisent. Seuls les abonnés à notre newsletter ont accès à cette carte, alors inscrivez-vous vous aussi si ça vous tente ! (remplissez le formulaire ci-dessous)

 À lire aussi notre article sur Les souvenirs à ramener de Kyoto 

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