Avant d’aller au Japon pour la première fois, je n’aurais pas imaginé que mon activité préférée à Kyoto serait de visiter ses merveilleux jardins.

Après plusieurs voyages dans cette merveilleuse ville,  je m’imagine passer mes vieux jours assise sur un tatami à contempler un jardin japonais tout en sirotant du thé matcha. Rien ne m’évoque plus de paix et de bonheur que cette image !
 
J’ai appréhendé le jardin japonais depuis l’expérience, et petit à petit, au fil des visites, j’ai commencé à me familiariser avec ses différentes caractéristiques et avec les éléments qui le composent.

Le sujet est très vaste ! Depuis l’historique du jardin japonais en passant par les différents styles de jardins en fonction des époques et des jardiniers, jusqu’aux principes philosophiques et esthétiques qui régissent leur aménagement, il y a beaucoup à étudier et à dire.

Jardin sec du temple Enkôji

Jardins et saisons

Peut-être à cause du soin extrême avec lequel il est entretenu, on aurait tendance à penser qu’un jardin japonais est un paysage statique, figé (on pense aussi à l’emblématique jardin sec) alors que les saisons jouent un rôle central dans leur esthétique. Et bien que tous les jardins puissent se visiter toute l’année, ils connaissent tous un summum de beauté durant une ou plusieurs périodes de l’année.

jardin du Manshu-in en automne

Éléments principaux et types de jardins

 

Les plantes et les arbres du jardin japonais ont été choisis sur des critères esthétiques, parce qu’ils changent de couleur en fonction des saisons ou parce qu’ils ont une valeur religieuse ou symbolique.

Parmi les espèces les plus représentées, on trouve le pin, le sakura (cerisier ornemental), le prunier, le bambou, les azalées, le lotus, les hortensias, les iris et bien sûr l’érable et le ginkgo.
 
Qu’il s’agisse d’un jardin tableau, d’un jardin de promenade ou d’un jardin de thé, on retrouve toujours plusieurs éléments et principes sous-jacents.

L’asymétrie, la présence de l’eau ou de rochers bruts, de mousses et de ponts, de barrières et de lanternes, de sentiers balisés et de bassins d’ablution. Tout a un sens et un rôle précis à jouer.

Quant aux jardins secs, faits de rochers, de graviers blancs et de mousse, leur disposition est codifiée et symbolique. Rien n’est laissé au hasard.

fontaine du temple Giou-ji à Arashiyama
Les illuminations nocturnes du sanctuaire Kitano Tenmangu

L’interprétation, l’idéalisation et la miniaturisation de la nature sont à la base de tous les jardins japonais

allées de sable blanc ratissé, Ginkaku-ji

Si vous avez envie de visiter de beaux jardins lors de votre voyage à Kyoto, et en particulier des jardins où la mousse est un élément central, vous aimerez sans doute vous procurer notre guide en pdf  « Dix jardins de mousse exceptionnels ».

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